Le lait est-il dangereux pour la santé: élevage et production
Suite de notre dossier Analyse du débat sur la consommation de produits laitiers en France en fonction des conseils donnés dans la médecine prophétique dont voici la première partie.
- Quatrième caractéristique : Il est trait d’une bête jeune et saine, de chair équilibrée, disposant d’un pâturage et d’une boisson louable.
Nous avons cité les caractéristiques du meilleur lait, celui qui est qualifié de « remède » comme nous allons le voir par la suite dans la médecine prophétique, nous allons maintenant étudier en détails la situation afin de savoir si les conditions d’élevage dans notre pays correspondent réellement à cette quatrième caractéristique : « Il est trait d’une bête jeune et saine, de chair équilibrée, disposant d’un pâturage et d’une boisson louable. »
Comparons dans un premier temps ces caractéristiques en visionnant un reportage sur un élevage de lait industriel (lait le plus consommé en France) : « l’histoire du lait et des produits laitiers » où nous pouvons voir en images les conditions de vie des animaux, ce genre d’élevage est un des plus répandu malheureusement dans de nombreux pays dits « industrialisés » (âmes sensibles s’abstenir…) :
L’histoire du lait et des produits laitiers
L’élevage des vaches laitières en France
En France, les vaches deviennent de véritables usines à lait, nos vaches laitières sont surmenées, on se moque bien de leur santé et encore moins de leur bien être, la production de lait est si intense que cela fragilise leur organisme, les mamelles gonflées à bloc font aussi le malheur des vaches laitières, parfois si grosses qu’elles écartent vers l’extérieur les pattes arrières de l’animal et provoquent une démarche anormale. L’apparition de mammites touche environ 20 à 40 % des vaches laitières, cette infection est favorisée par le manque d’hygiène des machines à traire et des surfaces de couchage. Elles sont aussi sujettes aux boiteries car elles sont « sur nourrit » en aliments concentrés et hyper protéiniques (maïs, soja…), or ces vaches sont des ruminants. L’autre facteur des boiteries est les sols glissants, trop durs, abrasifs et humides ainsi quele manque d’hygiène dans les étables. L’absence ou l’insuffisance de litière aggrave la situation. Certaines logettes n’offrent pas assez d’espaces et sont trop courtes, elles favorisent les lésions aux jarrets et aux genoux (tarsites, dermatites…). Les fièvres de lait dues à un déficit en disponibilité rapide de calcium touchent environ 5% à 10% des vaches avec faiblesse de tous les muscles, d’où les difficultés à se lever, une démarche instable, des problèmes cardiaques. Parfois l’animal tombe dans le coma et meurt. La productivité élevée entraine des problèmes d’infertilités chez ces vaches qui ne cessent de s’aggraver. Bien que peu utiliser en France la technique du zéro pâturage existe. Pour qu’elle produise plus de lait, une vache doit avoir un veau, lorsque le veau vient au monde il est enlevé à sa mère sans les 24 heuresainsi le lait pourra être récolté dans sa totalité, cette épreuve est douloureuse aussi bien pour le veau que la vache. La plupart des vaches sont inséminées artificiellement mais pour certaines on a recours à la technique d’embryon.
(Source : Article « l’élevage laitier intensif » par Ghislain Zuccolo, Directeur de la PMAF, Protection mondiale des animaux de ferme.)
La transformation du lait et ses étapes
Approfondissons maintenant les étapes de la transformation du lait : c’est dans les années 1875-1905 que se produitla « révolution laitière » : les inventions techniques et les nouvelles méthodes de conservation contribuèrent à la naissance d’une industrie du lait. Le premier procédé fut la déshydratation partielle (lait concentré), parallèlement apparut la poudre de lait,mais le changement majeur de ces années fut introduit par la science des microbes, les découvertes de Pasteur ouvrirent la voie aux premiers essais de pasteurisation du lait dans les années 1880 qui consiste à chauffer le lait à 60°C pendant une trentaine de minutes ce qui permet d’éliminer les microbes pathogènes sans pour autant supprimer toute la flore bactérienne. A la même époque, apparut la stérilisation, le lait peut être porté à plus de 100°C, température qui permet de détruire les bactéries, les germes pathogènes et la flore banale.
Une des dernières innovations techniques a été le lait UHT (Upérisation à Haute Température) : chauffé à plus de 140°C pendant quelques secondes, le lait est stérilisé sans prendre le goût de lait cuit. En se combinant avec l’emballage en carton qui permettait un conditionnement aseptique, le procédé UHT va s’imposer sur le marché. Alors que le lait pasteurisé ne se garde que quelques jours et doit être entreposés au froid, le lait UHT se conserve plusieurs mois à température ambiante. Forte de ces innovations, l’industrialisation de la production se développa rapidement après la seconde guerre mondiale, faisant dulait un produit de consommation courant dont le pris relatif a eu tendance à baisser sous la pression de la grande distribution. La production mondiale de lait continue à augmenter en moyenne de 1% par an depuis 1994 et a atteint 570 millions de tonnes en 2000, le lait de vache représente à lui tout seul 86% du lait produit dans le monde dont la moitié de cette production provient de l’Amérique du Nord et de l’Union Européenne. S’agissant de la consommation, les contrastes sont frappants entre le Nord et le Sud. Si les pays industrialisés produisent davantage de lait qu’ils ne peuvent en consommer(environ 300 kg par habitant et par an), en revanche dans les pays en développement la production de lait par habitant atteint à peine 40kg par an.
(Source : Article « Le lait depuis l’aube tes temps » de Alain Drouard, ancien élève de l’Ecole normale supérieure, agrégé d’histoire, docteur en lettres, directeur de recherche au CNRS)
Pas de comparaison possible entre un lait industriel UHT et un lait cru biologique
Nous allons récapituler les raisons prouvant le lait industrialisé n’a rien en commun avec le lait naturel à part peut être sa couleur blanche trompeuse ! D’après le Dr Marc Deru médecin homéopathe et nutritionniste depuis bientôt 45 ans : « La sur- alimentation qui est de plus inadaptée à la consommation des vaches donne un lait trop gras qui donne bien souvent la diarrhée aux veaux eux même. Ensuite, l’usage d’antibiotiques et autres traitements chimiques utilisés pour la fabrication de ce lait en font un produit artificiel et toxique dés le départ. Et ce ne sont cependant que les premières étapes car ensuite : à la laiterie, le lait est homogénéisé, upérisé ou stérilisé à haute température (UHT), écrémé, puis recomposé pour donner des laits entiers ou demi-écrémés, etc.… Le lait pasteurisé garde encore une certaine vie, il ne se conserve que quelques jours tandis que le lait UHT peut se conserver pendant des mois à température ambiante, il est complètement mort. Un tel produit peut à peine être considéré comme aliment. Le consommer régulièrement est un gage de maladie : les graisses homogénéisées, réduites en très fines particules, traverseront sans digestion préalable la muqueuse intestinale et causeront la hausse pathologique des lipides sanguins ; les résidus de pesticides, d’engrais, d’hormones, d’antibiotiques, etc. Empoisonneront lentement mais sûrement le consommateur. Eliminer ce produit du régime alimentaire est une mesure d’hygiène élémentaire. »
Voici une vidéo énumérant la composition d’un verre de lait industriel :
LLP – Lait purulent aux OGM, pesticides, hormone et ATB
Ce lait contient donc : OGM, pesticides, hormone de croissance, antibiotiques…
Quatrième point : Les animaux de traits dans l’élevage industriel conventionnel sont donc en mauvaise santé, sur et mal nourris et mal traités, cette production de lait ne peut donc plus être comparée au lait qualifié de « remède » et dont il est question dans la médecine prophétique. Le lait industriel ne correspond plus aux caractéristiques, qualités et aux conditions d’un « bon » lait cité par Ibn al Qayyim (qu’Allah azawajal lui fasse miséricorde) : « Il est trait d’une bête jeune et saine, de chair équilibrée, disposant d’un pâturage et d’une boisson louable. » mais il est plutôt son opposé et devient de ce fait néfaste pour notre santé.



27. déc, 2010 écrit par 















Salamalikoum.
Merci beaucoup pour la réflexion et le partage. Ça donne vraiment la chair de poule…
Assalamou Alaykoum,
et que penser des laits longue conservation où il y a le sigle AB, agriculture biologique, cette vidéo est écoeurante, je consomme presque jamais de lait comme ça mais mon mari oui régulièrement, parcontre je m’en sers dans les préparations, béchamel, gâteaux etc… Allah istorna
assalamu’alaykum,
Nadia, le sujet du lait bio et de ces conditions d’élevage et de production va être abordé incha Allah dans les articles à venir
Assalam Alaykoum
Merci pour toutes tes recherches ! C’est très très intéressant mais tellement inquiétant ! On s’intoxique de partout mais pour le lait j’étais loin d’imaginer cela, généralement j’essaie de consommer les produits les plus naturels mais là j’ai l’impression d’être escroquée…
J’ai hâte de lire les prochains articles Inch Allah.
walaykum salam Khadija,
Oui tu as raison en effet nous sommes bien intoxiqués de partout et on se fait bien escroquée mais al hamdulillah nous n’avons pas à nous inquiéter car l’islam nous apporte tous les moyens pour nous « purifier » dans un premier temps spirituellement mais également avec la médecine prophétique, nous disposons de plusieurs remèdes dont le jeûne qui est le meilleur moyen pour detoxifier l’organisme, encore faut il qu’il conduit en respectant les règles que nous avons déjà énnoncé sur le blog al hamdulillah le détail viendra dans les articles qui suivent incha Allah.
Merci pour vos encourragements .
salam aleykounn
BarakaLLAHU fik ma soeur pour ces 2 articles très intéressent !
Jazaaki LLAHU khayran
J’attends la suite avec impatience
bussa
Merci beaucoup, quelle cruauté de la part de nos sociétés…
Bonjour,
Bravo pour ce site, et ces reportages très clair qui montre bien la mailtraitance de nos pauvres bêtes et celles qui naissent.
Je ne savais pas que c’était aussi grave, pauvres bébés veaux, je trouve cela affreux, comment certains peuvent-ils faire ce métier, ça m’écoeure!