Doit-on laisser pleurer un bébé?

Doit-on laisser pleurer un bébé?

Cette question a été maintes fois abordées sur le forum.
Un bébé qui pleure exprime forcément un besoin, ne serait-ce que celui d’être au contact de sa mère, un contact doux et rassurant dont il a besoin pour se construire.

Combien de fois ai-je entendu de jeunes mamans dire « Posez-le (la), après il (elle) sera capricieux et demandera toujours les bras »… l’enfant n’a qu’une semaine de vie !!!
Ce bébé a passé neuf mois dans le ventre de sa mère dans un environnement chaud et agréable. En quelques heures, il se retrouve dans un monde fait de sensations inconnues et inquiètantes. Son seul repère est sa mère, sa voix, son odeur, ses bras…Pourquoi le priver de tant de bien-être ?

Ce petit être fragile et vulnérable va découvrir ce monde et prendre confiance en lui avec le meilleur accompagnement possible : celui de sa maman.
Portez vos bébés ( dans vos bras ou en écharpe) câlinez-les, parlez leur. Je peux vous assurez que vous en ferez des enfants très autonomes qui se détacheront de vous au moment venu sans aucune difficulté.

Je vous laisse découvrir un extrait de livre, poignant pour le coeur d’une maman. Il date de la fin des années 70, les choses ont un peu changé dans les maternités, mais le résultat est le même lorsqu’on ne chérit pas un enfant…

Extrait du livre « The continuum concept » de Jean Liedloff, 1977:

Dans les cliniques d’accouchement du monde occidental, il n’y a guère d’espoir de se faire consoler par les louves. Le nouveau-né qui réclame par tous les pores de sa peau le contact originel avec un corps doux et mou qui irradie la chaleur est enveloppé dans un lange sans vie. Il peut crier aussi fort qu’il veut, on le met dans une boîte où il est abandonné à un vide torturant et où il n’y a aucun mouvement (pour la première fois depuis l’origine de son existence physique, depuis des millions d’années de son évolution ou de sa félicité éternelle dans l’utérus). Le seul bruit qu’il puisse percevoir, ce sont les hurlements d’autres victimes qui souffrent les mêmes indicibles tortures infernales. Ce bruit ne peut rien signifier pour lui. Il hurle et hurle tant qu’il peut ; ses poumons qui ne sont pas habitués à l’air s’épuisent sous le poids de ce cœur désespéré. Personne ne vient. Comme, de par sa nature, il croit que la vie est juste, il fait la seule chose qu’il puise faire : il continue de hurler. A la fin il s’endort, à bout de forces – toute une vie plus tard, hors du temps. Il s’éveille dans l’angoisse inconsciente du silence, de l’immobilité. Il pleure. Il brûle de besoin de la tête aux pieds, de désir, d’impatience insupportable. Il ouvre la bouche pour respirer et hurle, jusqu’à ce que le bruit remplisse son crâne, qu’il soit prêt à éclater. Il crie jusqu’à ce que la poitrine lui fasse mal, que sa gorge soit en feu. Il ne peut plus supporter la douleur ; ses sanglots s’affaiblissent puis s’arrêtent. Il écoute. Il ouvre et ferme les poings. Il tourne la tête d’un côté puis de l’autre. Rien n’y fait. C’est insupportable. Il recommence à hurler, mais sa gorge est trop fatiguée ; bientôt il s’arrête à nouveau. Il raidit son petit corps torturé de désir et il perçoit un soupçon de soulagement. Il remue les mains et gigote. Il s’arrête, capable de souffrir, mais incapable de penser, incapable d’espérer. Il écoute. Puis il se rendort. Brusquement on le soulève ; l’attente de ce à quoi il devrait avoir droit se manifeste à nouveau. On enlève le lange mouillé. Soulagement. Des mains vivantes touchent sa peau. On le soulève par les pieds et on remet entre ses cuisses un autre morceau d’étoffe sec comme du caillou et inerte. Immédiatement, c’est encore comme s’il n’y avait jamais eu ces mains, ni le lange mouillé. Il n’y a pas de souvenir conscient, pas trace d’espoir. Le bébé se trouve dans un vide insupportable, hors du temps, dans l’immobilité et le silence, plein de désir infini et inassouvi. Son continuum essaie les mesures de sécurité, mais elles sont toutes uniquement propres à pallier de petites défaillances dans un traitement par ailleurs adéquat, ou bien demander un soulagement à quelqu’un dont on présume qu’il l’apportera. Pour le cas extrême qui se présente, le continuum n’a pas de solution. La situation dépasse son expérience pourtant immense. Depuis quelques heures à peine qu’il respire, le bébé a déjà atteint par rapport à sa nature un degré d’aliénation dont même son puissant système de sécurité ne peut plus le sauver. Le séjour dans la matrice maternelle a été selon toute vraisemblance le dernier dans cette atmosphère de bien-être ininterrompu où, selon l’attente qui lui est innée, il aurait dû passer toute sa vie. Toute sa nature se fonde sur l’idée que la mère se comporte de façon adéquate et que les motivations et les actes qui en résultent d’une part comme de l’autre seront tout naturellement dans un rapport de réciprocité qui les servira l’un comme l’autre. Quelqu’un vient et le soulève délicatement. Le bébé s’anime. On le prend certes trop timidement à son goût ; mais au moins il y a du mouvement. maintenant il se sent à la bonne place. Toute l’angoisse mortelle qu’il vient de traverser n’existe plus. Il est couché dans des bras qui l’entourent ; et bien que sa peau ne retire aucune impression de douceur du contact avec l’étoffe, rie qui annonce la proximité d’une chair vivante, les mains et la bouche lui disent que tout est normal. La joie de vivre, qui est l’état normal du continuum est presque parfaite. Il y a le goût et la structure du sein, le lait chaud coule dans sa bouche avide, il y a ce battement de cœur qui aurait dû être la liaison, garantir le lien avec le corps maternel, ses yeux qui y voient à peine perçoivent un mouvement. Le ton de voix aussi est bon. Il n’y a que l’étoffe et l’odeur (sa mère met de l’eau de Cologne) qui font qu’il manque quelque chose. Il tête et quand il se sent rose et repu, il tombe dans la somnolence. Au réveil, il est de nouveau dans l’enfer. Pas de souvenir, pas d’espoir, pas de pensée qui puisse lui rappeler dans le dessert de son purgatoire le réconfort de la visite auprès de sa mère. Des heures passent, et des nuits, et des jours. Il pleure, il se fatigue, il s’endort. Il s’éveille et mouille ses couches. Maintenant il n’en éprouve plus aucun bien-être. A peine ses organes internes lui ont-ils communiqué le plaisir du soulagement que celui-ci est à nouveau supplanté par une douleur croissante quand l’urine chaude et acide attaque son corps déjà irrité. Il hurle. Ses poumons épuisés ont besoin de hurler pour couvrir cette brûlure aiguë. Il hurle jusqu’à ce que la douleur et les hurlements l’épuisent, avant qu’il s’endorme à nouveau. Dans sa clinique qui ne constitue en rien une exception, les infirmières qui ont beaucoup de travail changent les langes à heures fixes qu’ils soient encore secs, humides ou complètement trempés ; et les enfants ont le corps tout irrité quand elles les renvoient à la maison où il y aura quelqu’un qui aura le temps de faire ce genre de choses et qui les guérira. Lorsqu’on l’emmène à la maison de sa mère (on ne peut guère dire que ce soit chez lui), il est déjà tout à fait au courant de la nature de l’existence. A un niveau préconscient qui déterminera toutes ses impressions ultérieures de la même manière qu’il sera réciproquement marqué par elles, il sait que la vie est indiciblement solitaire, sans réaction à aucun des signaux qu’il peut émettre et pleine de souffrance. Mais il n’y a pas encore renoncé. tant qu’il y aura de la vie en lui, les forces de son continuum essaieront toujours de retrouver leur équilibre. la maison ne se différencie guère de la clinique d’accouchement, si ce n’est pour l’irritation de la peau. Les heures où il est éveillé, l’enfant les passe dans la nostalgie, le désir et l’inlassable attente de l’état « adéquat » qui selon le continuum devrait remplacer le vide et le silence. Pendant quelques minutes par jour son désir est satisfait et ce besoin de contact, ce besoin qu’on le porte et qu’on le promène, ce besoin effroyable qui le démange constamment est comblé. Sa mère fait partie de celles qui, après bien des élucubration, se sont décidés à autoriser à l’enfant l’accès à leur sein. Elle aime d’une tendresse encore jamais connu. Au début, elle a de la peine à le recoucher après la tétée, surtout parce qu’il hurle si désespérément. mais elle est persuadée de devoir le faire car sa propre mère lui a dit (et elle est bien placée pour le savoir) que plus tard il serait mal éduqué et lui ferait des difficultés si elle lui cédait maintenant. Elle veut tout faire comme il faut ; et pendant un instant elle sent que la petite vue qu’elle tient dans ses bras importe plus que tout au monde. Elle soupire et le repose tout doucement dans son berceau capitonné de tissu avec des petits canards jaunes, assorties à toute la pièce. Elle s’est donné beaucoup de mal pour mettre des rideaux en coton, un tapis en forme de panda géant, une table de toilette blanche, une baignoire et une table à langer. Il fallait aussi du talc, du savon, de la crème, du shampooing et une brosse à cheveux – le tout dans des tons de bébé. Au mur, il y a des images de bébés animaux habillés en hommes. La commode est pleine de petites chemises, de barboteuses, de petits chaussons, de petits bonnets, de gants et de langes. Dans l’angle sur le dessus il y a un mouton en laine et un vase de fleurs – des fleurs que l’on a coupées, parce que la maman «aime» aussi les fleurs. Elle tire sur les bords de la petite brassière et couvre le bébé d’un drap brodé et d’une couverture qui port ses initiales. Elle la regarde avec une certaine satisfaction. On n’a rien négligé pour que l’aménagement de la chambre du bébé soit parfait, même si par ailleurs le jeune couple ne peut pas encore s’acheter tous les meubles qui sont prévus pour les autres pièces. Elle se penche sur l’enfant et dépose un baiser sur cette joue soyeuse ; puis elle se dirige vers la porte alors que le premier hurlement de torture lui transperce le corps. Elle ferme tout doucement la porte. Elle lui a déclaré la guerre. Il faut que sa volonté l’emporte. A travers la porte elle entend des cris, comme si l’on torturait quelqu’un. Son continuum les identifie en tant que tels. La nature ne donne pas de signe sans équivoque voulant dire que l’on torture quelqu’un quand ce n’est pas vraiment le cas. Elle hésite. Son cœur se sent attiré vers lui, mais elle résiste et s’en va. Elle vient juste de le changer et de lui donner à téter. Elle est donc sûre qu’en réalité il ne lui manque rien, et elle laisse pleurer jusqu’à épuisement. Il s’éveille et se remet à hurler. Sa mère jette furtivement un coup d’œil par la porte pour s’assurer qu’il est couché comme il faut : tout doucement encore, pour que l’attention qu’elle lui manifeste n’éveille pas de faux espoir, elle referme la porte. Elle se précipite dans la cuisine pour faire son travail, elle laisse la porte de la cuisine ouverte pour entendre le bébé « si jamais il lui arrivait quelque chose ». Les hurlements de bébé se changent en plaintes chevrotantes. Comme personne ne répond, le mécanisme qui active ses signaux se perd dans la confusion du vide sans vie, alors que le réconfort aurait dû venir depuis longtemps. Il regarde autour de lui. Au-delà des barreaux immobiles et le mur. Il perçoit des bruits qui n’ont aucun sens, provenant d’un monde lointain. Près de lui, tut est calme. Il regarde le mur, jusqu’à ce que ses yeux se ferment. Lorsqu’il les rouvre, plus tard, les barreaux et le mur sont toujours exactement pareils, mais la lumière est encore plus triste.

(J. Liedloff, The Continuum Concept, 1977.)

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4 Commentaires pour “Doit-on laisser pleurer un bébé?”

  1. 1.Posté par lindette le 20/09/2007 11:42
    salem alaykoum

    oh lala je me rendais pas compte de ce que pouvais ressentir un bébé qui pleure. cet extrait est tellement bouleversant sobhanAllah, que je n’ai pu retenir mes larmes.

    pauvres bébés.

    barakAllah oufiki oukhti pour cet éclaircissement

    2.Posté par zinette le 21/09/2007 06:59
    Idem
    J’ai les larmes aux yeux! Si seulement les mamans écoutaient leur cœur (leur élan)…plutôt que d’écouter « ce-qui-est-mieux »…
    salam

    http://lesutiles.canalblog.com/

    3.Posté par nourelhouda le 22/09/2007 10:07
    salam alaykoum
    moi aussi j´en ai le coeur dechiré, j´espere que beaucoup de mamans changeront d´attitude apres avoir lu cet extrait insha allah
    salam

    4.Posté par Asma93 le 23/09/2007 14:47
    assalamou aleykoum
    je suis contre laisser pleurer bb par principe, je trouve que le texte est bien écrit et fait froid dans le dos,mais ce n’est pas un article scientifique, on ne peut pas calquer nos émotions d’adulte sur un bb qui n’a pas les mêmes émotions que nous.., et ça peut culpabiliser des mamans,car il y a aussi des bb qui pleurent 2 heures tous les soirs et même dans les bras de maman, j’ai eu ça avec ma fille je croyais qu’elle pleurait de tristesse et ça me déprimait moi même , alors que c’était plutôt des cris pour se décharger en fin de journée…pour conclure je pense que toute bonne maman doit se fier à son instinct, car c’est ELLE qui est la mieux placée pour décrypter les besoins de son bb….bon courage à toutes les jeunes mamans!

    5.Posté par Liliane le 23/09/2007 20:58
    Assalamu aleykum,

    BOULEVERSANT…

    DEPRIMANT… et si tout ceci était vrai, qu’ils ressentaient exactement cela ? ça fait froid dans le dos.

    Pour revenir à ce que tu ecris asma93, au moins ta fille était dans tes bras.

    6.Posté par oum-mouad le 23/09/2007 21:53
    salam alaikoum

    Et bien, soubhanaAllah, en lisant cela, j’ai pris mon fils de 1 an et je lui ai dit « pardon de t’avoir laissé pleurer tout petit » et bien il ne veux même plus mes bras.
    On écoute trop les gens qui se disent éxpérimenté et voila qu’en vérité ce sont de mauvais conseils, il faut faire ce que veut notre enfant, créer cette harmonie entre lui et nous, chaque expérience est différente, personne ne peut conseiller personne en ce qui concerne le fait de prendre son bébé dans les bras, chaque mère sent ce que son bébé a besoin et donc il ne faut pas écouter celles qui disent « il ne faut pas le prendre dans les bras sinon ils vont avoir de mauvaises habitudes » , l’affection passe avant tout cela.

    7.Posté par oum imrane le 24/09/2007 18:35
    salam aleikoum

    elhamdulillah, je suis contenteque les soeurs prennent conscience que les pleurs de bb sont un déchirement, surtout quand ils sont tous petits….
    dans mon entourage, les gens sont plutôt persuadés du contraire, et je galère à faire entendre mon avis !!!!
    en tout cas, j’attend bb3 avec impatience, rien que pour le garder coller contre moi !!!! (même si mes aînés sont toujours très calins )

    8.Posté par Magali le 27/09/2007 12:57
    Ce texte est très juste ! j’adore ce livre même s’il est écrit avec rudesse. Il fait bien réfléchir !
    Pour asma93, oui parfois les bébés pleurent et on ne sait pas pourquoi. Le fait d’être dans les bras entouré d’amour est une bonne réponse ;-))
    Magali

    http://portersonbebe.over-blog.com

    9.Posté par leila le 16/10/2007 14:36
    En tant que musulmane, mère et infirmière, j’ai été très touchée par ce texte malheureusement si réaliste. Cependant, j’ai envie d’y mettre un avis non pas contradictoire mais plutôt de rappeler que l’on a aussi des responsabilités en tant que parents. Dès le plus jeune âge, le bébé comprend beaucoup de chose et nous en fait beaucoup comprendre si nous sommes à son écoute. Ce n’est pas un mal en soi si une mère court vers son enfant quand il pleure. Mais ce n’est pas toujours la réponse adaptée. Tout d’abord, il faut essayer d’analyser ses pleurs. Par exemple ceux de la nuit ne demandent pas toujours de « prendre dans les bras, bercer ou faire les 100 pas ou bien encore donner à manger ». Parfois, il faut juste que l’enfant nous entende le rassurer, tout simplement! Il faut donc parler avec son bébé +++++, lui expliquer nos réactions: pourquoi on le met dans sa chambre, pourquoi on ne le prend pas dans ses bras, pourquoi on le laisse un peu pleurer. Il a besoin d’explication de notre part puisque c’est en nous qu’il a confiance! Bien sur que ces pleurs nous font mal parce qu’on s’imagine qu’ils sont le reflet d’une souffrance. Ce n’est pas toujours le cas, al hamdulillah. Il a également le privilège de pouvoir nous faire de « la comédie », de nous tester pour apprendre à nous connaitre, et j’ai même vu mon fils tester sa voix en criant brutalement à me faire froid dans le dos! C’est aussi comme ça qu’il peut se construire. Diverses études montrent très précisément que l’enfant ne peut pas créer sa propre identité si nous ne lui laissons pas son propre espace. Ne culpabiliser pas de le laisser pleurer un peu si vous penser que cette réponse semble adaptée sur un moment précis. Votre bébé peut ressentir votre culpabilité et c’est en ça que c’est déstabilisant pour lui. En bref, lui donner des petites limites n’est donc pas un mal, mais il faut se poser la question de savoir quand elles sont utiles pour l’enfant (et non pas pour les parents…) en l’écoutant, lui expliquer avec des mots simples, se donner une limite dans le temps (car ils n’ont pas la même notion du temps que nous) et que nos gestes soient faits avec assurance et non pas avec culpabilité. Il est certe plus facile de répondre à toutes ses demandes que de prendre des décisions et ses responsabilités. Mais pourtant, cela n’empêche pas de donner de l’amour. Et donner une réponse à tous ne lui permet pas de se construire sa propre assurance par exemple. Nous avons été de parents quelque peu « fusionnels » avec notre bébé les premiers mois comme tout nouveau parent, et c’était devenu un peu ingérable pour lui et pour nous. Nous avons écouter les conseils de femmes plus expérimentées, été à notre rythme pour mettre en place une relation plus équilibrée avec notre bébé. Et je dois dire que pour ses 9 mois, je le trouve particulièrement plus épanouie que jamais. Nous ressentons sincèrement de la confiance et de la compréhension dans le comportement de notre fils. Pour autant, il nous fait et nous fera encore surement quelques colères de bébé quand il n’obtient pas tout ce qu’il veut; mais je pense qu’il comprend que nous sommes toujours là pour lui, tout en essayant d’être juste. Bon courage, et j’espère que vous trouverez toutes et tous un équilibre qui vous conviendra ainsi qu’à vos bambins, et qu’Allah nous pardonne des erreurs que nous faisons auprès d’eux. leila

    10.Posté par Natacha06 le 23/10/2007 12:57
    Je suis complètement, totalement, profondément bouleversée par ce texte…
    Il me rappelle la vidéo de la naissance de mon fils que je regarde toujours avec peine, alors que cela devrait évoquer pour moi le plus merveilleux des moments…

    Il est là, couché sur cette table dure et froide, on le tourne, on le retourne, on fait tout ça pour son bien… il a à peine 3 minutes de vie… et tout son univers est bouleversé; à la pénombre douce et chaude de la matrice se substitue la lumière nouvelle et aveuglante qui fait plisser ses petits yeux, au rythme assourdi et rassurant des battements du coeur de sa maman se substitue tous ces bruits vifs et nets qui froissent ses oreilles…
    Il pleure, d’un pleur suffoqué et fragile, d’un pleur qu’on croirait celui du chagrin, car ce monde dans lequel pour lui tout était bon et bien vient de disparaitre… long et difficile sera le chemin qui le mènera si Dieu le veut en cet autre monde, celui éternel où enfin il retrouvera cet apaisement et ce bien-être infini. En attendant, comblons de nos bras, de nos baisers, remplissons de tout notre amour et de notre patience cet espace et ce temps qui séparent ces deux mondes, cet espace et ce temps que l’on nomme LA VIE.

    Je n’ai d’autre espoir et de désir que d’entourer de tout mon corps et de tout mon coeur ce petit être que Dieu m’a offert, et par Sa volonté de le mener de toutes mes forces au plus près de Lui.
    Natacha

    11.Posté par Oumm Yâssir le 28/10/2007 21:51
    As-Salam’alykoum

    C’est très joli ce que tu as écrit oukhti natacha macha Allah

    wa’alykoum salam
    http://parolesdemusulmanes.forumactif.com/index.htm

  2. Salemalikoum, moi j’ai accouché de jumeaux il y a un an et demi mashaAllah et je trouve ce texte très culpabilisant dans le sens où moi j’ai pas eus la chance de pouvoir tenir mes enfants dans mes bras après leur venues au monde pour des raisons de santé il a fallut les mettre dans des couveuses j’ai totalement raté mon allaitement et j’ai pas pu les prendre tt de suite dans mes bras mm kelke jours après. De tte façon on culpabilisera tjr, j’ai suremt fais des erreurs dans le commencement de l’éducation de mes enfants et j’en ferais encore surement mais il y a des fois des choses ki st indépendantes de notre volonté l’essentiel est de faire de notre mieux avec l’aide d’Allah.

  3. texte tres bouleversant qui m’a mis les larmes aux yeux- Assia vient de pleurer (3mois) et je suis partie en courant pour la voir et la caliner et je lui ai meme demande pardon pour toutes ces fois passées ou je l’ai ignorée !
    mais il est vrai aussi que des fois je suis amenée à la laisser pleurer seule dans son lit car la grande soeur qui est encore petite (1an et demi) a aussi besoin de moi- et il faut faire a manger et il faut ci,ça…
    El hamdoulillah

  4. Salam alaykoum,ce récit est invraisemblable et culpabilisateur !!! c’est pas possible un tel texte, comment peut on savoir ce qu’un bébé ressent ? Il y à une grande différence entre le ressentie et la pensé d’un adulte et d’un nourrisson qui n’a besoin que de chose essentiel (tété,câliné,dodo,hygiène…).

    Aussi, laissé pleurer un bébé 5 min une fois que tout ces besoins sont satisfait (mangé,changé,câlin) permet de soulager la maman et de s’occuper des autres enfants, de la maison ou simplement de souffler un peu.

    Le laisser un peu pleurer lui permet aussi de s’habituer à trouver son sommeil seule et ça marche, étant maman de 6 enfants (qu’ALLAH protège tout nos enfants,amine !) j’ai laissé pleuré à certain moment mes petits et à d’autre moment je préférer les garder au bras.
    Tout dépend de la situation et du moment…
    En bref, ECOUTER SON INSTINCT MATERNEL et avec l’aide d’ALLAH ça fonctionne.
    Sinon ce récit ne sert à rien sauf à culpabiliser !
    Salam